Le stade Vélodrome a tremblé. Pas à cause d’un coup de tonnerre, mais d’un cri collectif, long, rauque, libérateur. À 22h58 UTC, le sifflet final de l’arbitre Mariani a scellé une victoire qui n’était pas seulement un résultat, mais une rédemption : Olympique de Marseille 2-1 Newcastle United. Deux buts de Pierre-Emerick Aubameyang en deux minutes, après un début cauchemardesque. C’était la première victoire marseillaise en Ligue des Champions depuis 5025 jours. Et la première contre une équipe des quatre meilleures ligues européennes depuis 17 défaites consécutives. Le poids de l’histoire s’est envolé avec le dernier tir de l’ancien Gunner.
De la désolation à la délivrance
Callum Wilson avait ouvert le score dès la 6e minute, comme un avertissement. Le Newcastle United menait, calme, efficace. Le Olympique de Marseille semblait perdu, déphasé, comme si le poids des années le clouait au sol. Le public, habitué aux déceptions européennes, n’osait plus espérer. Puis, à la 46e minute, Aubameyang a reçu un ballon de Balerdi sur la gauche, a feint un tir, a décalé son adversaire d’un mouvement de hanches — et a enfoncé le cuir au fond des filets. Un but qui n’était pas un but. C’était un signal.
La deuxième minute, c’était comme si le temps s’était arrêté. À la 50e, un coup de pied arrêté de Vermeeren, un dégagement mal contrôlé par la défense de Newcastle, et Aubameyang, là encore, en position parfaite. Deux buts. Deux minutes. Deux coups de poing dans l’histoire. Le Vélodrome n’était plus un stade. C’était un temple.
Le coach qui a cru en la résurrection
Roberto De Zerbi, 45 ans, sourire en coin, voix calme mais les yeux brillants, a dit ce que tout le monde pensait : « À part les 10 premières minutes où on était dans les nuages, on a fait un grand match. » Il a cité chaque joueur — Bakola, Weah, Pavard, Balerdi, Vermeeren — comme s’il les connaissait depuis l’enfance. Mais ce n’était pas du sentimentalisme. C’était de la stratégie. De Zerbi savait que cette équipe n’avait pas besoin de génie collectif, mais de courage individuel. Il a fait de la pression un allié. Il a transformé l’humiliation passée en carburant.
« On est encore là », a-t-il ajouté. Et c’est là le vrai miracle. L’OM, 19e au classement de la phase de championnat avec seulement 6 points, n’est plus une équipe en survie. Elle est une menace. Avec cette victoire, elle a réduit à 5 points le retard sur la 4e place. La qualification pour les barrages, autrefois impensable, est devenue tangible. « On a la qualité pour le faire », a-t-il répété. Pas une promesse. Une déclaration de guerre.
Les autres résultats qui bouleversent la carte
Le soir du 25 novembre 2025, ce n’était pas qu’un match qui s’est joué. C’était un tremblement de terre dans la Ligue des Champions 2025-2026. À Londres, le Chelsea Football Club a écrasé le FC Barcelone 3-0. Estevao a ouvert le score à la 60e minute, puis Fernandez — assisté par Delap — a signé un doublé. Le Barça, réduit à dix après une expulsion en fin de première période, n’a jamais retrouvé ses repères. Ce n’était pas une défaite. C’était un signal d’alarme pour la Liga.
Et puis, le coup de tonnerre : Manchester City Football Club, tenant du titre et leader du Chapeau 1, s’est fait surprendre 0-2 par le Bayer 04 Leverkusen à l’Etihad Stadium. Un résultat qui réécrit les règles du jeu. Leverkusen, 3e du Chapeau 2, n’est plus une équipe à battre. Elle est une équipe qui bat.
Le Borussia Dortmund a écrasé Villarreal 3-0, tandis que SSC Naples a dominé Qarabag FK 2-0. La phase de championnat, avec ses quatre chapeaux, a révélé sa folie : les favoris ne sont plus invincibles. Les outsiders, eux, ont une voix.
La suite : entre espoir et épreuve
Les prochaines semaines seront décisives. Le Paris Saint-Germain affrontera Tottenham le 26 novembre à 21h00 UTC, puis Athletic Bilbao le 10 décembre. Pour l’OM, le prochain défi est contre Ajax Amsterdam à Amsterdam — un match où la pression sera à son comble. Mais cette fois, les joueurs ne marcheront pas dans la peur. Ils marcheront dans la confiance.
Le système de la phase de championnat, avec ses 36 équipes, ne permet plus de se reposer. Chaque point compte. Chaque match est une bataille. Et l’OM, après 14 ans sans victoire contre les grands, vient de prouver qu’elle peut les battre. Pas par chance. Par obstination.
Le classement en chiffres
- Chapeau 1 : Paris SG, Real Madrid, Manchester City, Bayern Munich, Liverpool FC, FC Barcelone
- Chapeau 2 : Arsenal FC, Bayer Leverkusen, Atlético de Madrid, SL Benfica, Atalanta Bergame, Club Bruges
- Chapeau 3 : Tottenham Hotspur, PSV Eindhoven, Ajax Amsterdam, SSC Naples, Sporting CP, Olympique de Marseille
- Chapeau 4 : FC Copenhague, AS Monaco, Galatasaray SK, Union SG, Qarabağ FK, Páfos FC, Kaïrat Almaty
À 6 points, l’OM est à 2 points de la 4e place. Avec 3 matchs restants, la qualification n’est plus un rêve. C’est une mission.
Frequently Asked Questions
Pourquoi cette victoire de l’OM est-elle historique ?
C’est la première victoire de l’Olympique de Marseille en Ligue des Champions depuis 5025 jours, soit depuis le 21 octobre 2011. C’est aussi la première fois depuis 17 défaites consécutives contre des clubs des quatre meilleures ligues européennes (Premier League, Bundesliga, Serie A, La Liga). Ce n’est pas une simple victoire : c’est la fin d’une malédiction psychologique.
Comment l’OM peut-elle encore se qualifier pour les barrages ?
Avec 6 points après 5 matchs, l’OM est 19e sur 36. Pour se qualifier, elle doit finir dans les 8 premiers. Elle est à 2 points de la 4e place. Avec 3 matchs restants, elle peut encore gagner 9 points. Même une victoire et deux nuls suffiraient à la propulser dans le top 8, surtout si les équipes devant elle perdent des points contre des adversaires plus faibles.
Quel rôle a joué Aubameyang dans cette victoire ?
Pierre-Emerick Aubameyang a marqué les deux buts en seulement 4 minutes, ce qui en fait le premier joueur de l’OM à réaliser un doublé en Ligue des Champions depuis Dimitri Payet en 2013. Son expérience, sa vitesse et son calme sous la pression ont été décisifs. Il a aussi redonné confiance à toute l’équipe, notamment aux jeunes comme Vermeeren et Balerdi.
Pourquoi la défaite de Manchester City est-elle si surprenante ?
Manchester City était leader du Chapeau 1, invaincu en 11 matchs à domicile en Ligue des Champions depuis 2022. Le Bayer 04 Leverkusen, pourtant 3e du Chapeau 2, n’avait jamais gagné à l’Etihad Stadium. Le 0-2 est un choc tactique : Leverkusen a dominé la possession, pressé haut, et profité de deux erreurs défensives. Cela montre que la domination n’est plus une garantie.
Quel impact cette victoire a-t-elle sur l’entraîneur Roberto De Zerbi ?
De Zerbi, souvent critiqué pour son jeu trop offensif, a prouvé qu’il sait adapter sa stratégie. Il a sacrifié la possession contre Newcastle pour privilégier la rapidité et la précision. Cette victoire renforce sa crédibilité en vue d’un éventuel transfert à un grand club européen. Il a aussi rassuré les supporters : l’OM a un projet, pas juste un entraîneur.
Quels sont les prochains matchs décisifs pour l’OM ?
L’OM affrontera Ajax Amsterdam le 10 décembre à Amsterdam — un match à enjeu direct pour la 4e place. Ensuite, il y aura le retour contre le SSC Naples à Marseille le 18 décembre. Une victoire à l’extérieur contre l’Ajax, suivie d’un nul contre Naples, suffirait à assurer la qualification. Le calendrier est dur, mais pas impossible.